Végétalisation des espaces bétonnés en copropriété

Dans cet article, découvrez les avantages de la végétalisation des espaces bétonnés en copropriété. Les espaces bétonnés en copropriété inclus : les toitures terrasse, les façades et les cours de parties communes.

Explorez des solutions écologiques pour renforcer la biodiversité, améliorer l‘isolation énergétique, et créer des espaces agréables. Des astuces pour améliorer l’étanchéité de votre toit terrasse sont également fournies.

Apprenez comment choisir les substrats adaptés, les plantes idéales, et les techniques d’entretien pour une copropriété écologiquement responsable.

1) La végétalisation des toitures terrasses 

A) Validation administrative et technique

Si votre Plan Local d’Urbanisme (PLU) vous l’accorde et que le vote à l’assemblée générale est également favorable, vous pouvez opter pour la construction d’une toiture terrasse végétalisée, qu’elle soit accessible ou inaccessible. 

Tous les toits, même petits, peuvent être végétalisés. Pour cela, le substrat doit avoir une structure adaptée au toit et recréer les qualités nutritives d’un sol. Le sol ainsi reconstitué doit prendre en compte la portance, le degré de pente, l’accessibilité du toit ainsi que  les besoins nutritionnels des plantes.

Sur une dalle béton, la portance du toit est grande, il est donc possible d’imaginer d’avoir un substrat dense pouvant accueillir des arbustes, voire des arbres. Pour d’autres types de toit, il est préférable de choisir un substrat léger avec des végétaux adaptés. Le substrat doit retenir assez d’eau pour nourrir les plantes, mais aussi être drainant. 

B) Type de substrats

Un substrat d’une épaisseur de 4 à 12 cm, avec des plantes de type succulentes, a besoin de peu d’entretien (1 à 2 passages par an). Les succulentes vivent dans des températures extrêmes (gel et fortes chaleur). Ce type de toit terrasse inaccessible est le moins coûteux et le plus utilisé actuellement en France. 

A contrario, un substrat d’une épaisseur de 12 à 30 cm riche en matière organiques et couvert de petites plantes et de vivaces a besoin d’un système d’arrosage automatique ou d’irrigation pour que les plantes perdurent. Il est intéressant de noter que les vivaces ont un faible besoin d’eau. Ce type de toit terrasse, inaccessible ou accessible, serait parfaitement adapté par exemple pour l’installation de ruches. 

Enfin, un substrat d’une épaisseur de plus de 30 cm permet l’installation de terrasses jardin accessibles aux copropriétaires appelées aussi terrasses de biodiversité sur lesquelles il est possible par exemple de planter des arbres et d’installer des potagers collectifs, ce qui nécessite un entretien régulier. 

C) Matériaux nécessaires à l’étanchéité de la toiture terrasse

Les matériaux recommandés pour constituer la partie drainante du substrat de votre toit végétalisé sont :

– la pouzzolane (roche volcanique) ;

– des billes d’argiles ;

– de la terre cuite broyée (nous vous conseillons de recycler les briques restantes de la fin de chantier par exemple).

Utiliser le recyclage de votre compost pour constituer la matière organique de votre substrat est la meilleure solution afin d’éviter les pertes d’eau, au lieu de la tourbe couramment utilisée en horticulture.

2) Les murs végétalisés des bâtiments collectifs

Végétaliser sa façade ou son toit d’immeuble renforce la biodiversité, protège le bâtiment de grande variation de température ou d’humidité et sert de couche isolante supplémentaire, diminuant ainsi les dépenses énergétiques de la copropriété.

Pour plus d’information concernant l’impact de vos charges de copropriété sur la conception d’un mur végétal pour votre copropriété, cliquez ici.

A) Végétalisation directe

La végétalisation directe d’une façade s’effectue avec des plantes grimpantes nécessitant peu d’entretien, ce qui est peu coûteux pour la copropriété.

Les plantes grimpantes en France sont : le lierre, le chèvrefeuille, la clématite, l’églantier, le framboisier et le houblon.

Mais attention, les plantes grimpantes sont déconseillées pour des bâtiments anciens, car leurs racines adhérentes abîment les façades en se glissant dans les interstices. 

B) Végétalisation indirecte

La végétalisation indirecte d’une façade s’effectue à l’aide d’une structure en bois ou métallique en acier inoxydable, dans lequel est installé un substrat organique afin que des plantes de votre choix puissent s’y développer.

Ce type de façade végétale, au-delà de son aspect esthétique, permet une meilleure isolation énergétique et phonique, un meilleur impact écologique et de développer la biodiversité en ville. Mais ce type de façade végétalisée demande davantage d’entretien (2 à 3 passages/an) ainsi qu’une consommation d’eau.

Le besoin en eau nécessaire à la pousse des plantes en façade peut être fortement réduit dans le cas de l’installation d’un  récupérateur d’eau de pluie.

💡Bon à savoir :

Dans des zones à fort risque d’inondation, le bassin de rétention d’eaux pluviales installé dans les espaces extérieurs communs, les terrasses de biodiversité ainsi que les récupérateurs d’eau enterrés à fort volume sont recommandés. Le bassin à rétention permet de conserver le surplus d’eau lors des inondations et d’écouler progressivement dans les sols l’eau contenue dans le bassin.

3) La cour des parties communes

La cour intérieure ou extérieure, quand elle fait partie des parties communes, qu’elle soit entièrement sur dalle bétonnée ou avec une partie en pleine terre, peut être aménagée selon les règles fixées lors des assemblées générales.

La cour commune est un espace partagé entre les copropriétaires, selon un usage libre et dans le respect du règlement de copropriété.

Dans une cour intérieure dite encaissée, l’ensoleillement est plus difficile, mais les vents froids ne passent pas et la température le soir est légèrement plus élevée. Dans une cour intérieure ombragée, vous pouvez disposer, par exemple, des fougères afin de verdir l’espace commun de la copropriété.

A) Cour sur dalle bétonnée

Si la cour de votre copropriété est entièrement sur dalle bétonnée, choisissez des plantes qui ne prennent pas beaucoup de place et qui peuvent se cultiver en pots, en bacs ou en jardinières.

En fonction de l’ensoleillement de votre cour, vous pouvez ainsi choisir des plantes résistantes qui demandent peu d’entretien comme :

– les vivaces (la sauge arbustive, le géranium, la verveine, l’oeillet, le lys, etc.) ;

– des plantes aromatiques (menthe, thym, ciboulette, etc.) ;

– des plantes ornementales ayant un beau feuillage (érable du Japon, rhododendron, etc.) ;

– des graminées (la laîche, le papyrus, le jonc spiralé) ;

– des rosiers

– des arbustes fruitiers qui ne prennent pas beaucoup de place (framboisier, mûrier, fraisier, groseillier, etc.).

Vous pouvez également installer un récupérateur d’eau de pluie dans la cour.

B) Cour de petite taille

Si la surface de la cour de votre copropriété est de petite taille, vous pouvez installer des pergolas ou des claustras qui serviront de supports à vos plantes.

Par exemple, aménagez dans votre cour des rosiers, du chèvrefeuille ou des clématites pour un aspect aromatique et ornemental.

C) Cour en pleine terre

Si la cour de votre copropriété possède une partie en pleine terre, vous pouvez par exemple :

– semer de la pelouse ;

– planter des fleurs

– installer des potagers collectifs surélevés (plus pratiques pour l’entretien et la récolte des produits frais).

Si la superficie de la cour le permet et selon les besoins de la copropriété, vous pouvez planter des arbustes ou des arbres de grosseur moyenne, comme l’érable si votre sol est riche en matières organiques, ou un bouleau à papier si votre sol est sablonneux.

Pour éviter un entretien trop récurrent, pensez à pailler vos plantes. 

Conclusion

En résumé, la végétalisation des espaces bétonnés en copropriété présente des avantages esthétiques et environnementaux.

La toiture terrasse végétalisée, avec un substrat adapté aux spécificités du toit, offre des solutions favorisant la biodiversité et nécessitent un entretien minimal. La végétalisation des façades contribue à améliorer l’efficacité énergétique du bâtiment. Les espaces communs, tels que les cours, peuvent être aménagés selon les préférences des copropriétaires, avec des plantes résistantes pour réduire l’entretien.

En somme, la diversité des solutions permet à chaque copropriété de contribuer positivement à son environnement, tout en créant un cadre de vie agréable et durable à ses résidents. Pour une estimation de vos charges de copropriétés, cliquez ici.