Quelles sont les solutions de chauffage dans une copropriété ?

Selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), 31% des logements sont équipés de chauffage électrique. Même si bien des avantages sont mis en avant, cette solution est la plus coûteuse… et la tendance est à la hausse des prix.

Mais alors, quelle est la meilleure solution de chauffage pour une copropriété ?

Tout d’abord, il est important de faire la distinction entre le chauffage individuel (gestion privative au niveau du lot) et le chauffage collectif (gestion par le syndicat des copropriétaires).

Le recours à un chauffage individuel : seul dans ses choix… mais aussi dans les soucis !

Avantages :

Liberté de choix et d’actions (fournisseurs, période de chauffe, température de consigne, énergie fossile ou verte), réactivité dans le dépannage de vos installations.

Inconvénients :

Perte de place (pour l’installation de la chaudière ou du ballon, voire pour le stockage du combustible : bûches, granulés), coût plus élevé à l’achat sur le matériel et le combustible, gestion individuelle (recherche de prestataires, suivi des contrats).

 

Le recours à une solution de chauffage collectif : de nombreux avantages… si on est en phase avec ses voisins !

Avantages :

Gain de place dans les logements, chaufferie collective ou sous-station dans un local dédié, dépenses partagées (installation, maintenance, réparation…), prix du combustible inférieur par l’effet volume. 

Inconvénients :

Risque de surconsommation (période de chauffe “subie”), “on chauffe pour les autres”, risque de dérive des dépenses…

Le saviez-vous ?

Il existe une limitation réglementaire de la température de chauffage, dans le but de limiter les consommations énergétiques des bâtiments résidentiels et tertiaires.

Dans les locaux à usage d’habitation, d’enseignement, de bureaux ou recevant du public :

Les limites de température de chauffage sont en moyenne à 19°C, hors période d’inoccupation. En cas d’inoccupation, les limites sont alors de 16°C pour une absence entre 24 et 48 heures et de 8°C lorsque celle-ci est supérieure à 48 heures.

Dans les locaux qui hébergent des personnes âgées, des enfants en bas âge ou des personnes recevant des soins médicaux :

Les limites de température de chauffage sont alors fixées en moyenne à 22°C. Il est toutefois précisé que la température d’une pièce individuelle ne doit pas dépasser 24°C (selon les articles R.241-25 à R.241-29 du Code de l’Énergie).

Pour ce qui est des locaux à usage administratif, scientifique, sportif, artisanal, industriel, commercial ou agricole et ne recevant pas du public, les limites de températures varient en fonction de l’utilisation de ces derniers.

Bénéficiez d’une analyse de vos dépenses en chauffage

Chauffage au gaz naturel en copropriété
Chauffage au bois en copropriété
Radiateur chauffage électrique en copropriété

Les différents types de chauffage :

Électricité :

C’est le type de chauffage préféré des Français, pour une raison de simplicité dans l’acquisition, l’installation et la gestion quotidienne. Cette énergie est pourtant la plus chère et, dans le cas de certains radiateurs anciens, peut souffrir d’un risque d’exposition à l’amiante. 

Le marché de l’électricité est en constante augmentation, la demande est à la hausse et les infrastructures de production sont vieillissantes. La problématique de cette énergie est qu’elle se stocke mal, ainsi le nombre de centres de production doit croître aussi vite que la demande.

 

Gaz naturel :

Il s’agit de la seconde source de chauffage la plus utilisée en France, grâce à sa simplicité de raccordement au gaz de ville, aux aides proposées par l’État pour certaines chaudières dans une démarche de rénovation énergétique (MaPrimeRénov’)… Ses avantages portent sur la sensation de confort, la performance énergétique et le prix compétitif. 

Le principal défaut provient des risques (intoxication au monoxyde de carbone et explosion), et donc du besoin d’entretien régulier de la chaudière. Cette solution engendre des coûts de maintenance à prendre en considération quand on compare les différentes solutions.

Bois :

Le poêle à bois, est actuellement le grand séducteur (1 français sur 7 a craqué) ! 

À bois ou à granulés, il est considéré comme une énergie écologique. Mieux encore, il est plus économique que la plupart des autres énergies renouvelables. Il a également l’avantage d’être un atout charme pour la décoration de votre salon. 

Attention toutefois avant de vous lancer dans les travaux, il faut disposer d’une évacuation extérieure (risque d’intoxication au monoxyde de carbone), d’un contrat de maintenance des conduits et de l’accord de la copropriété. 

Il est également nécessaire de veiller à utiliser une bonne qualité de bois/pellets. Le choix de la composition du combustible conditionne notamment l’encrassement du système de chauffe, la vitesse de combustion et les émissions de CO2 : densité, taux de fine, humidité, traçabilité….

Le Réseau de Chaleur Urbain :

Le Réseau de Chaleur Urbain (autrement appelé chauffage urbain) se développe essentiellement dans les métropoles.

Attention cependant au coût de raccordement, au pourcentage d’utilisation d’énergie renouvelable (s’il est inférieur à 50% alors le taux de TVA est impacté), et à la faible marge de manœuvre sur les négociations une fois que vous êtes raccordé.

Le coût du MWh est en effet non négociable, il est fixé lors d’un marché public passé par la ville avec les “fermiers”.

Fuel :

Le dernier du classement. Bien qu’il soit encore considéré comme confortable, celui-ci n’a plus la même côte qu’il y a quelques décennies ! 

Les raisons : son risque d’explosion, le coût d’entretien de la chaudière, le coût élevé de la fourniture, et surtout… la pollution générée. 

C’est effectivement pour des raisons écologiques liées aux vapeurs polluantes rejetées que la taxation sur le Fuel augmente progressivement. Certaines communes, comme Paris, vont jusqu’à contraindre les immeubles à rénover leur chaufferie pour passer vers une énergie plus verte.

Choisir une énergie renouvelable, c’est faire un geste pour la planète et bénéficier d’un coup de pouce de l’état  : vous profitez d’une TVA réduite !

Les Certificats d’Économies d’Énergies (CEE) peuvent aussi aider au financement du remplacement de votre solution de chauffage.

Pour compléter ces informations et obtenir des conseils personnalisés pour votre immeuble, nous vous invitons à vous rapprocher des organismes territoriaux de votre région, de l’Ademe ou de la FLAME (Fédération pour les agences locales de l’énergie et du climat).

Vous souhaitez en savoir plus sur les solutions de chauffage ?

Nos experts répondent à toutes vos questions :

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